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ELLE
2026

Created from antique gelatin glass plates, the installation Elle explores the vestiges of memory by re-presenting anonymous figures whose features had begun to be eroded by time. At the heart of this approach, the Lith printing process acts as a revealer of the invisible. By exacerbating the artifacts and natural erosion of the plates, the photographic process becomes a living material, creating a dialogue between the original image and the ravages of the past. The result is an aesthetic imbued with mysticism, where the silhouettes oscillate between disappearance and rebirth. The work juxtaposes two states of the same female figure: first, in the presence of a male figure lurking in the shadows, she then appears alone, almost evanescent, amidst lush nature. The contrast between a stifling chiaroscuro and an almost celestial light questions the nature of the bond that unites these two beings, or perhaps even the one that connects this woman to her own past. This visual installation is paired with an immersive soundscape. Blending ambient music and electronic vocal phenomena, the soundtrack guides the viewer toward a listening experience of the beyond, transforming contemplation into a multisensory journey. Elle does not seek to unravel the secrets of these vanished lives, but rather to question how we project our own narratives onto these images from another time. Through whispers and silences, it is our own perception that ultimately fills the gaps of a forgotten memory. An immersive installation by Laëtitia Galita, photographer, and Frédéric L’Homme, musician. -- Issue de plaques de verre anciennes à la gélatine, l'installation Elle explore les vestiges de la mémoire à travers la remise en présence de figures anonymes dont le temps avait commencé à dévorer les traits. ​Au cœur de cette démarche, le tirage Lith agit comme un révélateur de l’invisible. En exacerbant les artefacts et l'érosion naturelle des plaques, le procédé photographique devient une matière vivante, créant un dialogue entre l'image originelle et les outrages du passé. Il en résulte une esthétique empreinte de mysticisme, où les silhouettes oscillent entre disparition et renaissance. L'œuvre met en tension deux états d'une même figure féminine : d'abord en présence d’une silhouette masculine tapie dans l'ombre, elle apparaît ensuite seule, comme évanescente, au cœur d'une nature luxuriante. Le contraste entre un clair-obscur étouffant et une clarté presque céleste interroge la nature du lien qui unit ces deux êtres ou peut-être même celui qui rattache cette femme à son propre passé. ​Cette installation visuelle s'unit à une création sonore immersive. Entre musiques ambiantes et phénomènes de voix électroniques, la bande-son guide le spectateur vers une écoute de l'au-delà, transformant la contemplation en une expérience multisensorielle. ​Elle ne cherche pas à percer le secret de ces existences effacées, mais à questionner la manière dont nous projetons nos propres récits sur ces images d’un autre temps. À travers les murmures et les silences, c’est notre propre perception qui vient finalement habiter les manques dune mémoire oubliée. Une installation immersive de Laëtitia Galita, artiste photographe, et Frédéric L’Homme, artiste musicien

© Laëtitia Galita. All rights reserved.

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